GEORGIE

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drapeau de la RSFSR de Georgie (Grunzinskaya RSFSR)

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La Géorgie porte aujourd'hui le nom de Sakartvelo et est devenu indépendant. Lors de notre voyage en 1988, nous avions vu des militants à la sortie de la cathédrale de Tbilissi difusant sous le manteau des cartes d'une Géorgie indépendante un peu mythique comprenant l'Arménie et s'étendant largement en Turquie. Ces cartes étaient curieusement en français.

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Sakartvelo en géorgien

L'alphabet géorgien n'a rien à voir avec l'alphabet latin ou le cyrillique, à l'époque l'alphabet officiel de l'Union Soviétique. Les noms géorgiens sont très faciles à reconnaître tels Roustaveli, Djougatchvili, Chevernadze.

Nous sommes restés quatre jours en Géorgie, et avons passé nos quatre nuits à l'hotel Iveria dont le nom n'a rien à voir avec nos voisins du sud, puisque l'Ibérie est le nom que portait le sud-Caucase pendant l'antiquité grecque.

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Nous avons d'abord visité Tbilissi. A l'époque, aucune insécurité n'existait dans la ville et il nous était possible de flaner dans le centre depuis l'hôtel. Un peu au dessus de la vieille ville se trouve la forteresse Narikala construite par les Arabes au VIIIème siècle. En 1988, elle comportait les ruines de l'église St Nicolas, largement détruite par l'explosion d'un dépôt de munitions en 1827.
La cathédrale de Notre Dame de Sioni datant du XIème siècle se trouve aussi dans le centre ville. De l'autre côté du fleuve et sur la colline de Avlabari, se trouve la belle église de Metheki datant du XIIIème siècle où nous assistâmes un soir à une représentation de choeurs géorgiens.
L'avenue Rustaveli est bordée d'immeubles du XIXème, dont les bâtiments officiels, le théâtre et quelques magasins. Le musée d'histoire de la Géorgie et surtout son trésor mérite plus qu'une visite distraite. On imagine mal que la Géorgie était un pays riche et prospère aux XI-XII èmes siècles ayant trouvé une coexistence pacifique (mais armée) avec ses voisins perses et arabes. A un carrefour voisin, une plaque commémorative rappelait qu'un certain Joseph Djougatchvili a étudié au séminaire qui se trouvait à cet endroit.

Ensuite nous sommes allés à Mtskheta , l'ancienne capitale de l'Ibérie jusqu'au IIIème de notre ère aux confluent des fleuves Mtkvari géorgien pour la Kura (qui va se jeter dans la Caspienne après avoir traversé la Transcaucasie et son affluent Aragvi descendu des hauteurs du Caucase. Mtskheta est surplombé par le monastère Jvari haut perché d'où l'on découvre toute la ville et les vallées. La ville possède la cathédrale Sveti Tskhoveli la métropole religieuse de la Géorgie reconstruite au XIème siècle.

Le lendemain, nous avons remonté la route militaire du Caucase et avons visité la forteresse de Ananuri puis avons continué la route allant vers l'Ossétie du Nord jusqu'à Pasanauri (80 km de Tbilissi). Ananuri appartenait aux seigneurs Aragvi qui costruisirent au XVIIe siècle deux églises, une tour un beffroi et le chateau dans une enceinte fortifiée au bord du fleuve.

Gori est célèbre comme étant la ville natale de Staline (Joseph Djougatchvili) dont la statue se dressait fièrement sur la place et dont la maison natale est entourée d'un musée conservé à sa mémoire. Si la majeure partie du musée a été faite de son vivant avec la dévotion que ses reliques attiraient, un post-scriptum gorbatchévien s'efforçait d'équilibrer cette hagiographie. Ce musée aurait survécu à la chute du communisme (nationalisme géorgien oblige). Gori est aussi une ville ancienne fondée au 12ème siècle. A quelques kilomètres se trouve la petite église perchée de Didi Atemi datant du VIIème siècle.